Print

Les communistes demandent une commission d’enquête indépendante et une nouvelle élection fédérale!

Les preuves s’accumulent et il est maintenant clair que des milliers de gens à travers le Canada ont reçu des appels frauduleux lors de l’élection fédérale de 2011. Ce sabotage de la démocratie électorale a enlevé toute légitimité à la victoire des Conservateurs de Harper. Le Parti communiste du Canada réclame la démission immédiate de Harper, une nouvelle élection générale et une commission d’enquête indépendante afin de faire lumière sur ce scandale. Tous les gens qui auraient pu être impliqués dans cette magouille doivent être poursuivis au criminel, incluant le cas échéant, le Premier Ministre et son entourage.

Le gouvernement corrompu et arrogant de Stephen Harper fait preuve du mépris le plus complet envers nos droits démocratiques et nos libertés civiles. Il s’apprête à déposer un budget qui ne manquera pas de causer de grands dommages à la classe ouvrière, en plus de concocter le déclenchement d’une guerre impérialiste contre l’Iran et la Syrie. Ce gouvernement constitue une menace sérieuse pour la population du Canada et la paix dans le monde.

Il n’est pas exagéré de conclure que l’élection fédérale de 2011 fut entachée de pratiques criminelles et que la victoire conservatrice se résume à un vol pur et simple. Il est impossible de déterminer le nombre total de gens ayant été découragés de voter par le système de ¨Robo-calls¨. Cependant, les indications rapportées jusqu’à présent démontrent que cette tactique déloyale et frauduleuse fut employée dans pas moins de 45 circonscriptions électorales. Comme plusieurs d’entre elles ont vu les Conservateurs l’emporter par une très mince avance, il est raisonnable de croire que le système de ¨robo-calls¨ ait permis aux Conservateurs de Harper de passer d’un gouvernement minoritaire à majoritaire.

Les canadiens devraient se souvenir l’élection américaine de 2000, où la victoire Républicaine fut le fait de diverses tactiques déloyales et anti-démocratiques comme par exemple le refus de comptabiliser des milliers de votes en Floride. Cette fraude électorale a conduit à la guerre contre l’Irak et à ses innombrables victimes.

La ¨suppression d’électeurs¨ est désormais une tactique faisant partie de l’arsenal de la droite nord-américaine, incluant le Parti conservateur qui entretient des liens étroits avec le parti Républicain. Le but est ici de décourager le plus grand nombre possible de gens d’aller voter, augmentant ainsi le poids électoral des riches et des organisations d’extrême-droite, et ce bien au delà de leur véritable représentativité démographique.

Les partis de droite comme les Conservateurs comprennent que leur victoire repose sur la mobilisation de leur base pro-capitaliste et de droite tout en tentant de démobiliser la majorité de la population. Ce qu’ils veulent c’est que le taux de participation se maintienne au plus bas niveau possible le jour du vote.

Cette stratégie inclut, entre autres, de menacer et salir la réputation de leurs adversaires, de refuser de se plier aux exigences légales ou juridiques concernant les actions du gouvernement, ainsi qu’une panoplie d’autre manœuvres déloyales. La ¨suppression d’électeurs¨ prend d’autres formes, comme la tentative des Conservateurs le printemps passé de voler les boîtes de scrutin à l’Université de Guelph. Ces actions contribuent à nourrir le cynisme des électeurs envers la politique en général et les amènent à croire que les élections ne peuvent servir à la lutte pour un changement progressiste au point de vue social et économique.

Dans une perspective beaucoup plus large, le Canada exige maintenant que l’électorat présente des pièces d’identité difficiles à obtenir pour plusieurs millions de personnes. L’électorat doit maintenant présenté une preuve avec photo et adresse, tel qu’un permis de conduire (le passeport n’étant même plus accepté), ce qui rend la tâche difficile pour les habitants de régions rurales ou de réserves amérindiennes où la plupart des gens ont un casier postal. Un grand nombre de personnes âgées ne possèdent plus de permis de conduire, et des dizaines de milliers d’étudiants et de sans-abris ne possèdent pas de carte avec adresse.

Même si Élection Canada ne compile pas de statistiques sur le nombre de personnes à qui l’on refuse le droit de vote, des sondages effectués après les élections démontrent que près de 5% des gens éligibles à voter ne peuvent le faire, faute de posséder les documents requis. Environ 14,8 millions de votes furent compilés durant la dernière élection, ce qui signifie que le nombre de gens n’ayant pu exercer leur droit démocratique pourrait s’élever à plus d’un demi-million. Cette grande quantité de ¨votes perdus¨ aurait très bien pu faire pencher la balance et modifier le résultat de l’élection.

Une véritable réforme électorale est nécessaire. La représentation proportionnelle est le seul moyen de s’assurer que chaque vote compte et de permettre aux gens de voter pour le parti qu’ils supportent vraiment. Les exigences en matière de pièces d’identité devraient être modifiées pour accommoder les gens ayant de la difficulté à les fournir. Aussi, les médias devraient être obligés de couvrir tous les partis et tous les candidats et ne pas favoriser seulement les partis dominants.

Ces réformes ne seraient pas suffisantes en elles-mêmes pour apporter un véritable changement économique et social, mais aideraient à engager les gens dans les luttes pour faire passer le peuple avant les profits.

Aujourd’hui, la priorité pour tous les Canadiens et les Canadiennes qui ont à coeur les valeurs démocratiques et les libertés civiles doit être de se mobiliser en grand nombre pour demander une commission d’enquête indépendante sur ce scandale des ¨robo-calls¨, et la tenue d’une nouvelle élection fédérale. Le Parti communiste du Canada apporte son soutien complet à cette lutte essentielle pour le futur de notre pays.

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.